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Taghi Akhbari a été initié aux raffinements du chant
persan à l’âge de 20 ans à Tehéran. En 1980, il décide de s’installer à Tours et y découvre la technique vocale occidentale en prenant des cours de chant lyrique
avec des artistes de l’opéra. Dans ce même temps, il fréquente les cours de chant sacré auprès des maîtres de la musique persane et reçoit un enseignement oral et
direct comme l’exige la tradition. En 2007, il rencontre Denis Raisin-Dadre, le directeur artistique de l' ensemble Doulce Mémoire. De cette rencontre humaine sont
nés des programmes originaux mélangeant la musique baroque et celle de l’Iran. Depuis lors, Taghi Akhbari travaille sur les différents « modes » et différentes
traditions musicales. Sa voix a croisé le flamenco d’Inès Bacan, fait danser les chevaux de Bartabas, tourné avec les derviches mis en scène par Robert Wilson, a
tissé ses entrelacs enivrants avec ceux de la Renaissance italienne par Doulce Mémoire ou trouvé des échos inouïs au grégorien de l’ensemble
Beatus.
Pierre Blanchut a suivi un parcours musical qui l’a mené du conservatoire de Genève, en piano, à l’étude de la percussion persane, tombak et
daf, puis vers le santour persan. Il se produit au sein d’ensembles qui s’expriment au travers de la « modalité » persane, arabe, médiévale:
Azadi
(musique du Kurdistan), l'ensemble Delgocha, avec Taghi Akhbâri au chant persan, le Quartet Mawaran (musique du Liban), l’ensemble Myrtho (répertoires séfarades,
grecs, corses et français). Il a été soliste de l’orchestre national du Capitole de Toulouse pour un spectacle mêlant mélodies iraniennes et harmonies
occidentales. On l’a entendu dans le film d’animation Persepolis. Il a accompagné des spectacles de danse, de conte, de théâtre d’ombres turc Karagöz. Il collabore
aussi avec l’ensemble Scandicus et Beatus (répertoire ancien occidental).
Pierre Blanchut représente bien ces musiciens occidentaux qui, sans renier leur culture musicale, trouvent dans les traditions
extra-européennes le ferment de leur propre créativité.
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Nader Aghakhâni commence a l’âge de 10 ans l’apprentissage du târ, au conservatoire de musique persane de
Téhéran. Installé en France depuis 1985, il suit l’enseignement de grands maîtres persans tels Dariush Talâï, Hossein Alizadeh,
Mohamad Reda Lotfi. Riche de cet enseignement, il joue dans de nombreux concerts de musique persane, en compagnie de K. Chemirani,
F. Soltani, Sh. Taherzadeh, R.Fallah.
Il poursuit un chemin de métissage musical au travers d’un ensemble de musique expérimentale, Zaubkardan.
Il s’est frotté à la musique indienne, arménienne, tunisienne, flamenco....
Fondateur avec Taghi Akhbâri de l’ensemble Delgocha, il a eu l’occasion de collaborer avec plusieurs
ensembles de musique baroque, Doulce Mémoire , ou ancienne, l'ensemble Beatus.
Nader Aghakhâni s’est produit dans toute la France, en Belgique, en Autriche, au Maroc, en Inde. Il mène
sa barque musicale au gré de ses rencontres, composant également ses propres pièces, inspirées de la poésie persane classique et
contemporaine.
Natalia Vallebona est une danseuse et chorégraphe italienne.
Formée à la danse urbaine et contemporaine, elle n’a cessé de mettre sa créativité et sa virtuosité au
service de projets artistiques novateurs. On l’a vue sur de nombreuses scènes internationales sous la direction de Hedi et Ali
Thabet, avec la compagnie C De B de Gent, avec le Baletto Civile de Gênes, Fura dels Baus, etc.
Codirectrice artistique du Poetic Punkers à Bruxelles, elle dirige des créations comme Mario-Maria, The
Ranch Is Empty, Le Marin Perdu, spectacles qui tournent en France, en Suisse, en Italie, en Belgique, en Corée du Sud, en Chine,
aux Émirats Arabes Unis…
Natalia Vallebona a une vision large de la danse contemporaine, elle n’hésite pas à la confronter à
des univers insolites comme la musique persane, par exemple, avec l’ensemble Delgocha, en mai 2025.
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